(Actualisé en fin de dépêche)
par Gilles Guillaume
PARIS, 24 septembre (Reuters) - Jean-Dominique Senard,
président de Renault RENA.PA , rêverait de voir le projet de
fusion avec Fiat Chrysler FCHA.MI revenir sur la table tant la
création de champions européens est vitale pour faire face à la
concurrence chinoise, mais le sujet n'est plus d'actualité,
a-t-il dit mardi devant les sénateurs.
"Aujourd'hui le sujet n'est pas sur la table", a-t-il
déclaré lors d'une audition devant la commission des Affaires
économiques du Sénat. "Si un jour il devait revenir dans des
conditions qui seraient acceptables pour tous, je serais ravi.
Mais ce n'est pas l'ordre du jour."
Le projet de fusion à 30 milliards d'euros a capoté en juin,
le constructeur italo-américain ayant retiré son offre après une
demande de délai de l'Etat français, principal actionnaire de
Renault.
"Le sujet Fiat est derrière nous et n'est plus d'actualité",
a également dit Jean-Dominique Senard, en écho à des propos
tenus par le directeur général Thierry Bolloré début septembre
au Salon de l'automobile de Francfort.
Devant des sénateurs plutôt hostiles aux conditions de la
fusion avortée, Jean-Dominique Senard a défendu à nouveau un
projet qui aurait donné selon lui à l'alliance avec Nissan
7201.T une dimension encore plus mondiale.
Le président de Renault a également estimé que les points
qui ont fait dérailler la fusion étaient secondaires par rapport
aux défis auxquels est confrontée l'industrie automobile
européenne, et plaidé pour une poursuite de la consolidation.
"Essayons de nous projeter et de comprendre que si nous
n'anticipons pas, à travers certains regroupements de nos
unités, notamment européennes, nous n'aurons que nos yeux pour
pleurer dans quelques années", a-t-il dit.
Jean-Dominique Senard a répété que l'alliance avec Nissan,
ébranlée par la chute de Carlos Ghosn et dont le nouveau conseil
opérationnel doit se réunir à Paris début octobre, était
"fondamentale" pour Renault.
Il a également appelé les pouvoirs publics français à
maintenir les aides en vigueur pour l'achat de véhicules
électriques - le bonus est actuellement fixé à 6.000 euros -
agitant la menace que les mutations énergétiques et la chute du
diesel représentent pour l'emploi dans le secteur.
(Edité par Sophie Louet)
Le sujet Renault-FCA n'est plus d'actualité, Senard le regrette
information fournie par Reuters 24/09/2019 à 20:09
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